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Exemples de Tâches complexes en Mathématiques

Lecture d’articles scientifiques et esprit critique

mercredi 9 mars 2011, par Alfred Bartolucci


PARTIE 1

La revue Sciences et Avenir dans son numéro de janvier 2011 rend compte de l’exploit d’une équipe du CERN qui est parvenue en 2010 à piéger 38 atomes d’anti hydrogène.
Dans un encart de l’article, le physicien au CEA Gabriel CHARDIN, rappelle que lorsque Dirac a présenté sa théorie de l’anti électron en 1931, il a été ridiculisé alors qu’un an après la preuve de son existence été faite. Dans un autre encart, Etienne KLEIN, également physicien au CEA, souligne le caractère exceptionnel de la réussite de l’équipe du CERN puisque cette fois-ci les atomes ont été conservés assez longtemps pour être observés : « C’est énorme, en 1995 les antiatomes crées n’avaient survécu que 40 milliardièmes de seconde, cette fois-ci ils ont tenu au moins 0,2 millisecondes ».

Consigne 1 : Traduire comparativement à 1995 la prouesse réalisée en 2010 par l’équipe du CERN. Pour cela on donnera diverses formes à chacune des données de la phrase encadrée dans l’article (3 écritures fractionnaires différentes et l’écriture scientifique) puis on traduire sous forme convaincante l’importance de l’avancée qu’apporte la réussite de 2010.

PARTIE 2

Gabriel CHARDIN, dans ce même article, remarque qu’aujourd’hui, comme la symétrie entre matière et antimatière n’est pas démontrée pour ce qui concerne la gravité, on espère pouvoir répondre à certaines questions sur des propriétés physiques de l’anti hydrogène : « est-ce que l’anti matière antigravite ? » Cette question nous conduit à nous questionner sur le sens que peut avoir « l’Antigravitation », sur « ce qu’est l’antigravité ? ». Antigravitation : Force physique présentée comme une hypothèse, qui, étant de sens contraire à la gravitation, annulerait les effets de celle-ci. Antigravité : correspond à l’idée qu’il serait possible de créer un espace ou un objet libéré de la gravité, non pas par une force opposée à la force de gravitation pour la contrarier mais par la diminution des causes fondamentales de la force de gravitation vis-à-vis de l’espace ou de l’objet visé. La concrétisation d’une telle idée, si elle aboutissait pourrait avoir des répercussions dans le domaine de la propulsion des engins spatiaux. En 2006, un article sur un site Internet annonçait sous le titre « Voyager à une vitesse proche de celle de la lumière avant la fin de ce siècle ? » l’information suivante « Le 14 février prochain, le physicien Franklin Felber présentera sa solution de l’équation des champs d’Einstein lors du STAIF (Space Technology and Applications International Forum) à Albuquerque. Cette solution est la première qui prenne en compte les masses se déplaçant à une vitesse proche de celle de la lumière. Selon le F. Felber, « la propulsion relativiste anti-gravitationnelle pourrait devenir une réalité avant la fin de ce siècle ».

Le chercheur Gabriel CHARDIN s’interroge « est-ce que l’anti matière antigravite ? » alors que F. FELDER anticipe que « la propulsion relativiste anti-gravitationnelle pourrait devenir une réalité avant la fin de ce siècle ».
Le domaine de savoir traité ici est complexe. Notre imagination peut nous entraîner à passer d’un questionnement scientifique sur la base de résultats établis à des projections séduisantes pour notre goût du sensationnel mais qui sont plus dans le champ de la science fiction dans l’état actuel des connaissances que dans celui de la science.

Consigne 2 : Exploiter les possibilités de recherche sur Internet pour illustrer en quoi l’anticipation de F. FELDER est de cette nature. Dans ce travail de recherche sur cette question repérer un ou deux sites auxquels on peut se fier et un ou deux sites beaucoup moins fiables. Formulant trois ou quatre critères sur lesquels vous avez fondé votre évaluation de la qualité des sites.