PRATIQUE MATH

Accueil du site > APPROCHE PAR COMPETENCE ET SOCLE COMMUN > MATHEMATIQUES ET SOCLE COMMUN > RAPPORT D’INFORMATION sur la mise en œuvre du socle commun de connaissances (...)

RAPPORT D’INFORMATION sur la mise en œuvre du socle commun de connaissances et de compétences au collège

Présenté par M. JACQUES GROSPERRIN le 7 Avril 2010

dimanche 9 janvier 2011, par Alfred Bartolucci


Ce rapport (accès en ligne) d’une mission parlementaire comme le prévoyait la Loi de 2005 fait le point sur la mise en œuvre du socle commun. Nous présentons les grandes lignes des propositions de cette mission et les entrées du rapport qu’elle a remis à la présidence de la République le 7 avril 2010.

RAPPEL DES PROPOSITIONS DE LA MISSION


Proposition n° 1 : Respecter l’obligation d’information du Parlement sur la mise en œuvre du socle commun de connaissances et de compétences. Proposition n° 2 : Actualiser les dispositions législatives relatives au socle commun.
Proposition n° 3 : Fonder l’évaluation sur la confiance.
Proposition n° 4 : Élaborer les programmes à partir des thèmes de convergence entre les disciplines.
Proposition n° 5 : Assurer la continuité des apprentissages entre le primaire et le collège en :

  • refondant les cycles d’apprentissage ;
  • formant davantage les enseignants à « faire classe », à l’interdisciplinarité et au travail en équipe ;
  • développant la bivalence des professeurs et permettant des échanges de service entre ceux qui enseignent en CM2 et en Sixième.

Proposition n° 6 : Différencier la pédagogie au sein même de la classe, notamment par le recours à des groupes de compétences.
Proposition n° 7 : Contractualiser l’accompagnement éducatif de deux heures pour en faire un outil d’aide à l’acquisition du socle commun.
Proposition n° 8 : Élaborer un « mode d’emploi » du socle commun, conçu par niveau et non par discipline, pour la formation initiale et continue des enseignants.
Proposition n° 9 : Inclure dans le service des enseignants de l’éducation prioritaire une heure de concertation et augmenter, à terme, le temps de présence de tous les professeurs du second degré dans les établissements.
Proposition n° 10 : Généraliser le dispositif d’implication des parents dans la scolarité, expérimenté dans l’académie de Créteil, à tous les collèges.
Proposition n° 11 : Expérimenter des programmes de lutte contre la violence reposant sur l’éducation à la responsabilité affective et sexuelle.
Proposition n° 12 : Expérimenter l’attribution de budgets aux collèges permettant de financer des projets interdisciplinaires qui mettent en valeur la compétence 7 (autonomie et initiative) du socle commun.
Proposition n° 13 : Faire des recteurs les garants de la mise en place du socle commun.
Proposition n° 14 : Responsabiliser les établissements, en leur attribuant, à leur demande, un volume d’heures non affectées et de postes à profil en échange d’engagements sur des objectifs précis.
Proposition n° 15 : Structurer, pour le second degré, l’Inspection générale de l’éducation nationale, par grand champ, recouvrant plusieurs disciplines, ou par cycle d’apprentissage.
Proposition n° 16 : Expérimenter des « réseaux du socle commun », mettant en relation des écoles et un collège, sur le modèle des réseaux « ambition réussite » de l’éducation prioritaire.
Proposition n° 17 : Fonder la maîtrise du socle commun sur la certification des connaissances et les compétences acquises par les élèves selon les modalités suivantes :

  • mettre en place un livret de compétences numérique évaluant -* récompenser, de manière symbolique, les élèves franchissant des étapes significatives dans l’acquisition des compétences du socle commun ;
  • délivrer une attestation simplifiée de maîtrise des connaissances et compétences du socle aux élèves accomplissant avec succès des épreuves terminales reposant sur quelques exercices et mises en situation réelle ;
  • faire de cette attestation, d’ici 2012, le nouveau diplôme national du brevet.

Plan du contenu du rapport

I. CINQ ANS APRÈS SON ADOPTION PAR LE PARLEMENT, LE SOCLE COMMUN EXISTE-T-IL AU COLLÈGE ?

A. LE SOCLE COMMUN : UNE AMBITION AU SERVICE DE TOUS LES ÉLÈVES

  • 1. L’origine : un collège inefficace ou relativement inefficace pour près de trois-quarts de ses élèves.
    • a) De nombreux indices d’inefficacité
      • ● Les évaluations-bilans des acquis des élèves en fin de collège
      • ● Les enquêtes de l’Organisation de coopération et de développement économiques
    • b) Des facteurs structurels d’inefficacité
      • ● Le collège est le réceptacle des échecs du primaire
      • ● Le collège français connaît les mêmes difficultés que l’école unique du même type mise en place à l’étranger
      • ● Le collège unique est un faux collège « pour tous »
      • ● Le collège n’a pas connu une croissance de ses moyens comparable à celle des autres secteurs du monde éducatif
    • c) Des dispositifs de lutte contre l’échec scolaire à relativiser ?
      • ● Bref rappel des dispositifs existants
      • ● Un recours à des structures séparées
      • ● Une aide au travail personnel des élèves enfin dispensée mais non intégrée dans le service des enseignants
      • ● Des programmes personnalisés de réussite éducative en perdition ?
    • d) Un lieu de souffrance
  • 2. Depuis 2005, une obligation de résultats imposée à l’École, donnant toute sa place à la maîtrise des compétences.
    • a. Les six vertus du socle commun
      • ● Première vertu du socle commun : il responsabilise l’École
      • ● Deuxième vertu : le socle commun permet de clore le débat sur le collège unique en liant ce dernier à la scolarité obligatoire
      • ● Troisième vertu : le socle commun permet d’articuler les connaissances aux compétences
      • ● Quatrième vertu : le socle induit une nouvelle représentation de la scolarité obligatoire permettant d’effacer la rupture entre le premier et le second degré
      • ● Cinquième vertu : le socle permet de décloisonner les disciplines et les classes
      • ● Sixième vertu : le socle commun permet de consacrer les savoir-être
      • ● Au total, un « plancher » utile, pouvant redonner le goût de l’École
    • b. De premières évaluations de la maîtrise du socle commun préoccupantes
      • ● Un indicateur de maîtrise du socle tardivement renseigné et non fiable
      • ● Des évaluations un peu plus anciennes limitées et insuffisantes mais qui montrent que le collège ne permet pas de rattraper les mauvais résultats du primaire
        B. UN COLLÈGE LOIN D’ÊTRE EN PHASE AVEC LE SOCLE COMMUN
  • 1. Une réforme peu accompagnée par le ministère
  • 2. Une prise en compte inégale dans les programmes
  • 3. Un diplôme national du brevet bancal voire baroque
  • 4. Chez les enseignants : de l’incompréhension et de la lassitude
    • a) De l’incompréhension
    • b) De la lassitude

II. RELANCER LE SOCLE COMMUN POUR REBÂTIR LE COLLÈGE UNIQUE

A. UN SOCLE COMMUN REPRIS EN MAIN PAR LA NATION

  • 1. Un Parlement informé de la mise en œuvre du socle commun
  • 2. Un socle commun actualisé au Parlement
    B. UNE NOUVELLE APPROCHE DE L’ÉVALUATION DES ÉLÈVES
  • 1. Une évaluation fondée sur la confiance pour renverser la « constante macabre ».
  • 2. Un livret de compétences numérique assurant un suivi personnalisé des élèves du cours préparatoire à la Troisième
  • 3. Une attestation de maîtrise du socle commun simplifiée et valant brevet
    C. DES PROGRAMMES MIEUX ARTICULÉS AU SOCLE COMMUN ET UNE PÉDAGOGIE RÉELLEMENT DIFFÉRENCIÉE
  • 1. Des programmes plus conformes à l’esprit du socle et interdisciplinaires
  • 2. Un cycle adossant la Sixième au primaire
  • 3. Une pédagogie différenciée au service de tous les élèves
    D. DES ENSEIGNANTS FORMÉS AU SOCLE COMMUN ET AUX CLASSES HÉTÉROGÈNES 1. Une formation accordant plus de place au socle commun 2. Une pratique de l’enseignement inspirée du primaire 3. Un temps de présence des enseignants accru
    E. DES POLITIQUES DE VIE SCOLAIRE PLUS AMBITIEUSES
    F. UN PILOTAGE DES ÉTABLISSEMENTS PLUS INCITATIF
  • 1. Des marges de manœuvre pour les collèges volontaires
  • 2. Une organisation des corps d’inspection repensée
    G. UN MODE D’ORGANISATION DES ÉCOLES ET DES COLLÈGES À GÉNÉRALISER : LES RÉSEAUX « AMBITION RÉUSSITE »