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SOCLE COMMUN de connaissances, de compétences et de culture

Eléments de clarification du conseil supérieur des programmes

lundi 26 janvier 2015, par Alfred Bartolucci


Le conseil supérieur des programmes propose dans un rapport du 8 juin 2014 quelques éléments clarification pour le socle commun de connaissances, de compétences et de cultures. Nous reprenons ici ces éléments. On peut lire l’intégralité ICI

Scolarité obligatoire - Culture commune - Socle commun

La scolarité obligatoire couvre dix années de la vie et de la formation des enfants et correspond pour l’essentiel aux enseignements de l’école élémentaire et du collège et donne aux élèves la culture commune, référence centrale pour la Nation : celle-ci définit les finalités de l’éducation dans le monde contemporain et a pour exigence que l’école tienne sa promesse pour tous les élèves. Cette culture commune doit être équilibrée dans ses contenus et ses démarches :

  • Elle ouvre à la connaissance, forme le jugement et l’esprit critique.
  • Elle fournit une éducation générale fondée sur des valeurs qui permettent de vivre en société.
  • Elle favorise un développement de la personne en interaction avec le monde qui l’entoure.
  • Elle développe les capacités de compréhension et de création, les capacités d’imagination et d’action.

L’acquisition de cette culture est indispensable pour réduire les inégalités et permettre l’accès de tous au savoir. Le socle commun définit les connaissances et les compétences qui ouvrent à tous les élèves cet accès à une culture vivante. Au cours de la scolarité obligatoire, les élèves s’approprient des savoirs et acquièrent des compétences dans tous les grands champs de l’expérience et de la connaissance. Les connaissances et compétences à acquérir dans le cadre du socle commun relèvent de cinq domaines de formation, dont l’ensemble définit les composantes de la culture commune.

  • 1- Les langages pour penser et communiquer
  • 2- Les méthodes et outils pour apprendre
  • 3- La formation de la personne et du citoyen
  • 4- L’observation et la compréhension du monde
  • 5- Les représentations du monde et l’activité humaine

Ces cinq domaines ne se déclinent pas séparément. Chacun requiert la contribution de toutes les disciplines et démarches éducatives, chaque discipline apporte sa contribution à tous les domaines. Pour chacun des cinq domaines concernés, le socle définit les objectifs visés, les connaissances et compétences correspondantes, et les principaux champs d’activité dans lesquels se construisent ces connaissances et compétences. Il constitue « le programme général correspondant aux cycles de l’école élémentaire et du collège ». Il définit les connaissances et compétences visées au terme de la scolarité obligatoire dont l’acquisition se fait progressivement, tout au long de la scolarité obligatoire.

La validation du socle commun pour tous les élèves est aussi stratégique que les contenus enseignés

Voici les objectifs, principes et modalités énoncés par le Conseil supérieur des programmes pour assurer cette cohérence de la démarche.
Des objectifs cohérents avec l’évaluation du socle commun

  • 1. Donner à l’évaluation un statut clair et éviter qu’elle ne connaisse une expansion abusive aux dépens des enseignements eux-mêmes. Éviter les calculs artificiels de moyennes ou la multiplication excessive des items, qui font perdre le sens du projet global de formation.
  • 2. Mettre en place une évaluation positive permettant de valoriser différents niveaux de réussite en établissant un bilan plus riche qu’une réponse binaire en termes de succès et d’échec.
  • 3. Prendre en compte l’ensemble des compétences définies par le socle commun et ne pas se limiter à celles évaluées par les épreuves classiques.
    Des principes pour repenser l’approche de l’évaluation
  • 4. Rechercher une procédure simple et cohérente associant une évaluation progressive des acquis des élèves à chaque fin de cycle et une validation terminale du socle commun. Mettre fin à la concurrence entre l’évaluation des programmes et l’évaluation du socle et assimiler la délivrance d’un brevet redéfini et la validation du socle.
  • 5. L’école devant garantir à chaque élève un niveau de connaissances et compétences suffisant dans l’ensemble des domaines, éviter des mécanismes artificiels de compensation et définir un niveau au moins suffisant dans chaque domaine.
  • 6. Privilégier des mécanismes d’évaluation qui constituent en même temps un outil favorisant une réflexion collégiale dans les écoles et les établissements. Définir des procédures garantissant l’équité des évaluations et des résultats.
    Des modalités d’évaluation renouvelées
  • 7. Permettre, pour chaque type de connaissances et compétences évalué, d’identifier plusieurs niveaux de réussite. Le CSP fera des propositions en ce sens dans le cadre des programmes détaillés. Adapter chaque fois que nécessaire les modalités d’évaluation au domaine concerné.
  • 8. Sans préjuger des conditions dans lesquelles les élèves ayant validé le socle pourront accéder aux classes de seconde, il faut permettre aux élèves qui ne l’auraient pas validé totalement en fin de scolarité au collège de le préparer à nouveau et de compléter par la suite cette validation.
  • 9. La maîtrise progressive des connaissances et compétences ayant pour but de permettre aux élèves de réaliser, individuellement ou en groupes, des tâches complexes faisant appel à plusieurs domaines de formation, faire une place à ce type d’activités dans les procédures d’évaluation.

Domaine 1
Les langages pour penser et communiquer

Le domaine des langages fondamentaux est le plus transversal de tous. Il apprend à lire, comprendre et exploiter des textes, des documents divers, des images et des sons, des énoncés scientifiques, des données numériques, des tableaux et des graphiques. Il sait écouter les autres, parler et communiquer en s’adaptant à des situations de communication variées. Pour cela, il maîtrise des codes, des règles, des systèmes de signes et de représentation et développe ses facultés d’interprétation et de distanciation. Il aura appris à identifier ce qui est attendu dans une consigne, à utiliser les informations fournies par les différents éléments qui composent un document, à connaître les conventions qui régissent les principaux types d’écrits scolaires ou non scolaires. Cette maîtrise le rend capable d’apprendre, de réaliser des tâches et de résoudre des problèmes ; elle est indispensable pour accéder à d’autres savoirs et à une culture équilibrée.
Objectifs de connaissances et de compétences pour la maîtrise du socle commun

  • Maîtriser la langue française
  • Pratiquer des langues étrangères ou régionales
  • Utiliser des langages scientifiques
  • S’exprimer et communiquer

Champs d’activités correspondants
Cette acquisition passe par des activités d’écriture intensive et des échanges verbaux structurés (ateliers d’écriture, ateliers d’éducation aux médias et à l’information, exposés, débats argumentés, interactions linguistiques …), des productions artistiques individuelles et collectives, des activités physiques et sportives, des activités de recherche permettant de mobiliser différents langages pour décrire des phénomènes, organiser des données et les interpréter, pour raisonner, argumenter et pour communiquer ses recherches et ses résultats à l’écrit et à l’oral.

Domaine 2
Les méthodes et outils pour apprendre

Ces éléments ne constituent pas un enseignement en soi, mais doivent faire l’objet d’un apprentissage explicite, pendant la scolarité obligatoire, dans tous les enseignements et espaces de la vie scolaire. Leur maîtrise progressive développe l’autonomie et le goût de l’initiative ; elle doit favoriser l’implication dans le travail commun, la recherche et la coopération.
Objectifs de connaissances et compétences pour la maîtrise du socle commun

  • Maîtriser les techniques usuelles de l’information et de la documentation
  • Maîtriser les techniques et les règles des outils numériques
  • Acquérir la capacité de coopérer et de réaliser des projets. L’élève a acquis autonomie et initiative en les exerçant régulièrement dans des activités de projets, sur des périodes progressivement de plus en plus longues, qui lui ont permis pour la réalisation de ces travaux de mettre en œuvre des compétences multiples. Il a aussi pu à cette occasion mettre en relation des compétences acquises dans des disciplines diverses dans le cadre de tâches complexes. La classe, l’école, l’établissement sont des collectivités riches de potentiel, d’entraide et de mutualisation des savoirs. L’élève sait travailler en équipe, écouter les autres, argumenter son point de vue, négocier et rechercher un consensus, accepter une répartition du travail.
  • Organiser son travail pour l’efficacité des apprentissages. L’élève a acquis la capacité de se projeter dans le temps, d’anticiper une situation, de planifier une tâche. Il sait gérer les étapes d’un devoir, mémoriser de façon rationnelle ce qui doit l’être et organiser son travail en fonction des véritables enjeux d’un apprentissage. Il comprend qu’une tâche scolaire n’est pas une fin en soi et qu’elle est presque toujours au service d’un apprentissage.

Champs d’activité correspondants

Les méthodologies du travail ne s’apprennent qu’en situation. Mais il faut leur consacrer le temps nécessaire et les explicitations suffisantes. L’école ne peut exiger ce qu’elle n’a pas enseigné. Un équilibre doit être trouvé entre des activités collectives et des activités individuelles ; la mise en commun des recherches, des pratiques et des difficultés permet de lever bien des obstacles. En outre, savoir apprendre une leçon, rédiger un devoir, préparer un exposé, travailler à un projet, requiert l’usage de tous les outils à la disposition de l’élève, la fréquentation des bibliothèques et centres de documentation, l’usage de l’ordinateur. Le recours à ces outils et aux ressources de ces lieux doit donc faire l’objet lui aussi d’un apprentissage planifié. L’élève, par des mises en ligne, la publication, l’exposition, le spectacle, les rencontres sportives …, apprend à partager et à participer à des productions communes qui stimulent son intérêt.

Domaine 3
La formation de la personne et du citoyen

Dans le respect de l’éducation donnée par la famille, l’école a une responsabilité particulière dans la formation de l’élève en tant que personne et futur citoyen. Ce domaine a pour objectif de développer l’aptitude de chacun à vivre de manière autonome et à participer activement à l’amélioration de la vie collective. Il s’appuie sur trois catégories de principes complémentaires :

  • 1. ceux qui permettent à la fois l’autonomie de chacun et la coexistence des libertés de tous : la liberté de conscience, d’expression et de choix du sens que chacun donne à sa vie ; l’ouverture aux autres et la tolérance réciproque ; la capacité de juger et d’agir par soi-même ainsi que de répondre de ses idées et de ses choix. L’élève apprend à reconnaître le pluralisme des opinions, des convictions, des croyances et des modes de vie.
  • 2. ceux qui relèvent à la fois de la discipline et de la communauté des citoyens : l’élève comprend le bien-fondé des règles régissant les comportements individuels et collectifs, il se conforme à ces règles et connaît le sens du droit et de la loi. Il apprend et pratique le refus de l’injure, l’égale considération des personnes, la solidarité, l’entraide, la coopération. Il comprend la notion d’intérêt général, et acquiert le sens de la participation à la vie démocratique.
  • 3. ceux qui ressortissent aux conditions sans lesquelles les apprentissages scolaires ne sauraient avoir de dimension émancipatrice : l’élève acquiert le goût du dialogue et de la confrontation des idées, développe sa sensibilité ainsi que son jugement critique, apprend à rechercher la vérité et à résister à toute forme d’endoctrinement.

Objectifs de connaissances et de compétences pour la maîtrise du socle commun

  • Développer la sensibilité, la confiance en soi et le respect des autres. La sensibilité est une composante essentielle de la vie morale et civique : il n’y a pas de conscience morale et civique qui ne s’émeuve, ne s’enthousiasme ou ne s’indigne. Mais cette sensibilité doit s’éduquer et appelle une réflexion sur les expressions premières des émotions et des sentiments. Par l’acquisition d’un vocabulaire précis, l’élève apprend à exprimer ces émotions, à en élucider les motifs et à les contrôler. Il se prend en charge personnellement et exploite ses facultés intellectuelles et physiques. Il acquiert ainsi la confiance en sa propre capacité de réussir et de progresser. Il construit son identité en apprenant à croiser ses appartenances et en identifiant les lieux pertinents de leur expression. L’élève développe sa capacité à résoudre les conflits de manière non-violente, et sa maîtrise des moyens d’expression, de communication, d’argumentation qui évite le recours à la violence. L’élève acquiert en même temps le respect d’autrui. Il exerce les règles de civilité et pratique la bienveillance. Par la mise à distance des préjugés et des stéréotypes, il est capable d’apprécier ceux qui sont différents et de vivre avec eux.
  • Comprendre la règle et le droit L’élève comprend comment, dans une société démocratique, des valeurs communes garantissent les libertés individuelles et collectives, trouvent force d’application dans des règles et dans le système du droit, que les citoyens peuvent faire évoluer selon des procédures organisées. Il comprend les raisons de l’obéissance aux règles et aux lois, mais aussi la nécessité de travailler à les améliorer. L’élève a appris à conformer son comportement aux règles du cadre scolaire, qui contraignent mais aussi autorisent et qui engagent l’ensemble de la communauté éducative. Il participe à la définition de ces règles dans le cadre adéquat. Il découvre le rôle éducatif et la gradation des sanctions et s’initie à la connaissance des institutions de justice.
  • Développer le jugement. L’élève accède progressivement à l’autonomie en veillant à la cohérence de sa pensée, à la portée de ses paroles et à la responsabilité de ses actions. La formation de la personne inclut la capacité à comprendre et discuter les choix moraux que chacun rencontre dans sa vie. De même, la formation du citoyen vise à ce que l’élève développe les compétences en matière de réflexion critique et d’argumentation qui lui permettent de fonder et de défendre ses jugements. Il apprend à identifier quelques grands problèmes éthiques posés par les progrès de la science et de la technique, et par le respect du monde vivant et de la biodiversité. Il apprend à mesurer la complexité des problèmes rencontrés, à justifier ses choix en confrontant ses jugements avec ceux d’autrui, à éprouver la validité d’une information, à distinguer ce qui est objectif et ce qui est subjectif. Il devient capable de remettre en cause ses jugements initiaux après un débat argumenté. Il sait distinguer son intérêt particulier de l’intérêt général.
  • Développer le sens de l’engagement et de l’initiative. L’école doit permettre aux élèves de participer à la vie sociale de la classe, de l’établissement et de son environnement. L’esprit de coopération est encouragé, la responsabilité vis-à-vis d’autrui mise à l’épreuve des faits. La culture de l’engagement prend appui sur l’importance de la promesse et du respect des contrats dans la vie civile, mais aussi sur la connaissance du principe démocratique de participation à la vie publique et de la place des valeurs communes dans l’organisation de la vie collective.

Champs d’activité correspondants
Ce domaine de compétences et de connaissances s’appuie sur la participation de l’élève à la vie de l’école ou de l’établissement, et trouve un prolongement naturel dans les activités physiques et sportives qui mettent en jeu des règles, des valeurs et des arbitrages. L’enseignement moral et civique, mis en place tout au long de la scolarité, fournit une occasion privilégiée pour développer et mettre en perspective ces compétences. Il en va de même pour le parcours consacré à l’orientation et à la découverte des métiers, ou pour les démarches éducatives consacrées, par exemple, à la santé, à la formation aux premiers secours, à la sexualité, ou à la sécurité, notamment routière.

Domaine 4
L’observation et la compréhension du monde

A l’issue de la scolarité obligatoire, l’élève dispose d’une culture scientifique et technique qui l’aide à connaître et comprendre le monde dans lequel il vit, ainsi que les grands défis de l’humanité. Il est curieux, se pose des questions, et sait rechercher des réponses pertinentes. Il est familiarisé avec la démarche scientifique qui se donne pour objectif d’expliquer le monde, d’en comprendre les évolutions et d’agir sur lui selon une approche rationnelle qui permet de distinguer les faits et les hypothèses, des croyances et des opinions. Cette démarche, mise en valeur par la pratique de l’observation et de l’expérimentation, développe à la fois l’esprit critique et la rigueur, le goût de la recherche et de la manipulation, ainsi que la curiosité et la créativité.

Objectifs de connaissances et de compétences pour la maîtrise du socle commun

  • Se poser des questions et chercher des réponses. L’élève sait observer et décrire des phénomènes naturels ; il s’interroge sur leurs causes. Pour ce faire, il possède une maîtrise suffisante d’un langage scientifique adapté et dispose des connaissances acquises au cours de sa scolarité. Il est également capable de rechercher et de sélectionner des informations nouvelles sur des types de supports variés, notamment numériques. L’élève s’empare de la question ou du problème à résoudre. Il sait extraire, organiser et traiter l’information utile. Il manipule, tâtonne, explore plusieurs pistes, fait des essais, formule des hypothèses et émet des conjectures.
  • Expliquer, démontrer, argumenter. Les sciences mettent en œuvre une démarche et des compétences spécifiques qui permettent de construire une représentation rationnelle du monde et d’en comprendre les évolutions. L’élève a été initié à cette démarche, ce qui lui a permis de développer des compétences d’observation, d’imagination, de rigueur, de raisonnement, de précision de langage. Il a acquis un esprit ouvert et critique. Il a compris ce qui distingue une preuve expérimentale d’une preuve logique. L’élève a appris à manipuler, mesurer, calculer, expérimenter, argumenter et mobiliser différentes formes de raisonnement (par analogie, par déduction logique…) en fonction des besoins. Il sait émettre, tester et éprouver des hypothèses. L’élève sait exploiter et communiquer les résultats de mesures ou de recherches en utilisant un langage précis qui repose aussi sur la maîtrise des unités, des grandeurs et la notion d’incertitude. Il est capable de présenter la démarche suivie, les résultats obtenus, la réponse au problème posé. Il sait critiquer une démarche ou un résultat qui lui est présenté, analyser des démonstrations et valider des raisonnements.
  • Concevoir, créer, réaliser. Alors que les sciences conduisent à « savoir pour comprendre », les développements technologiques s’efforcent de « savoir pour faire ». Aux notions clés qui structurent les sciences sont associées des applications technologiques mises au service des femmes et des hommes ; par exemple, matière et matériaux, énergie et « énergies », mouvement et transport, information et informatique, vivant et biotechnologies … En découvrant ce qui se cache derrière des démarches simples telles que « allumer la lumière », « jardiner », « téléphoner », l’élève développe un intérêt pour les progrès scientifiques et techniques et leurs effets au quotidien. Concevoir et créer un objet matériel ou un autre type de réalisation concrète, pour répondre au mieux et au plus simple à un besoin exprimé, s’adapter aux écosystèmes pour en bénéficier, met en œuvre chez l’élève l’observation, l’imagination, la créativité, le sens de l’esthétique et de la qualité, les talents manuels et le sens pratique, autant que la sollicitation des savoirs scientifiques et techniques.
  • Comprendre et assumer ses responsabilités individuelle et collective. L’élève est conscient de la place de l’éthique dans le progrès technologique. Il sait qu’il faut concilier les contraintes techniques et économiques avec le respect de l’Homme et de la nature. L’élève peut adopter une attitude raisonnée fondée sur la connaissance, et a développé un comportement responsable vis-à-vis de l’environnement et de la santé.

_ Champs d’activité correspondants _ Ce domaine comprend un vaste pan de la culture regroupant les mathématiques, l’informatique, les sciences de la vie et de la Terre, la physique, la chimie, la technologie. Il intègre des éléments d’histoire des sciences indispensables à la construction d’une culture scientifique et technique. En abordant les sciences dès le début de l’école primaire et en les pratiquant de façon active jusqu’à la fin du collège, l’élève se familiarise avec la démarche scientifique. Il est initié à la démarche d’investigation grâce à des pédagogies adaptées ou en étant confronté à des problèmes ouverts. La géographie participe aussi à ce domaine par la compréhension des enjeux politiques, économiques, et technologiques auxquels sont confrontées nos sociétés, et fournit des données que les mathématiques permettent de traiter. La langue française est essentielle à ce domaine car la science a besoin de toutes les ressources de la langue. L’apport de l’éducation physique et sportive pour la représentation du corps humain ou l’étude du mouvement est aussi important. Les activités d’observation, de manipulation, d’expérimentation, d’investigation et de fabrication contribuent à l’appropriation des connaissances et permettent à l’élève de développer ses compétences à argumenter, justifier ainsi qu’à communiquer dans l’écoute et le respect des avis exprimés. La compréhension d’une réalité complexe demande de croiser les apports des différentes disciplines. On ne peut attendre de l’élève qu’il établisse de lui-même les connexions entre les différents enseignements qu’il reçoit. La conduite de projets menant à une réalisation concrète est l’occasion de mobiliser les savoirs et d’opérer des liens entre les disciplines. C’est aussi le moyen d’apprendre à s’engager dans le cadre d’un travail collectif.

Domaine 5
Les représentations du monde et l’activité humaine

Ce domaine rassemble les connaissances et compétences qui permettent à l’élève d’acquérir tout à la fois le sens de la continuité et de la rupture, de l’identité et de l’altérité. Il s’agit d’acquérir les repères indispensables pour se situer dans l’espace et dans le temps, de s’initier aux représentations par lesquelles les femmes et les hommes tentent de comprendre le monde dans lequel ils vivent, de commencer à identifier les façons dont ils l’organisent et d’en percevoir les enjeux. Il s’agit aussi de développer des capacités d’action et d’imagination pour produire des objets, des services et des œuvres : l’élève sait mobiliser ses connaissances et ses compétences dans des situations de la vie quotidienne mais aussi pour le plaisir d’exercer son pouvoir de création.

Objectifs de connaissances et de compétences pour la maîtrise du socle commun

  • se situer dans l’espace et dans le temps. L’élève peut se situer dans l’espace à différentes échelles : du milieu dans lequel il vit aux espaces national, européen et mondial. Il a aussi compris que les femmes et les hommes pensent, organisent et aménagent leurs espaces de différentes manières. L’élève a acquis les repères géographiques permettant d’identifier les grands ensembles physiques et humains. Il a acquis les repères historiques permettant d’identifier les principales périodes de l’histoire de l’humanité ainsi que les grandes ruptures. Les événements fondateurs permettent de situer ces périodes les unes par rapport aux autres. L’élève a pu se rendre compte de la diversité des modes de vie, des représentations, des faits religieux, des idées et croyances et s’ouvre par là à la notion de civilisation. Il a appris à situer dans le temps des découvertes scientifiques et techniques, et à en percevoir les conséquences historiques. Il prend ainsi conscience que pour comprendre notre monde il faut être sensible à la perspective historique.
  • comprendre les représentations du monde. L’élève a découvert le sens et l’intérêt de quelques grandes œuvres du patrimoine national et mondial dans les domaines de la littérature et des arts. Il découvre également la façon dont les grandes étapes du progrès scientifique et technique font évoluer nos représentations du monde et nos modes de vie. Il comprend que les aspects essentiels de l’existence humaine (naissance et mort, âges de la vie, famille, amour, vie sociale, etc.) nourrissent des œuvres qui ont une histoire inscrite dans les créations du passé et qui se prolonge dans la création contemporaine. Il comprend que les œuvres littéraires constituent des représentations du monde et des interrogations sur celui-ci. La découverte de ces œuvres, et l’étude de leur forme et de leurs significations, contribuent au renforcement des compétences d’interprétation qui sont au cœur d’une culture humaniste. Il est habitué à nourrir sa culture par la lecture, la production d’écrits divers et l’utilisation des différents médias culturels, la fréquentation des musées et des spectacles, la pratique d’activités culturelles et artistiques. Il s’est initié à évoquer des œuvres qu’il a fréquentées et à exprimer ce qu’il en ressent et en sait.
  • comprendre les organisations du monde. L’élève a compris quelques grandes caractéristiques de la vie des femmes et des hommes en société. De la cité grecque aux états modernes, il s’est initié aux différentes formes d’organisation politique, au développement des idéaux démocratiques et à la reconnaissance des droits de l’Homme. Il a découvert une première approche des formes d’organisation économique et sociale, et des grands principes de la production et de l’échange. Il possède quelques savoirs pratiques qui lui permettent de comprendre les règles et le droit de l’économie sociale et familiale, du travail de la santé et de la protection sociale. Il possède ainsi les notions de base lui permettant d’aborder les grands débats du monde contemporain : la mondialisation, les interdépendances dans le monde, les conditions de la paix ; les enjeux du développement durable ; la question des ressources, des risques (naturels, industriels, de conflit), leur gestion, leur prévention, la notion de défense et les conditions de la paix. Il a construit de la sorte une citoyenneté critique et partagée, ouverte à l’altérité. concevoir, créer, réaliser

Champs d’activité correspondants

Par des études de cas, l’analyse de documents, des enquêtes ou des entretiens, l’élève situe dans l’espace et le temps, décrit, compare. Il utilise les repères historiques et géographiques qu’il a acquis. Il prend conscience que l’histoire est une construction en interaction avec le présent et permet de donner sens à l’actualité. Il exprime ses sensations et ses émotions par des productions littéraires et artistiques, et pratique, sous des formes diverses, la fonction poétique du langage. En étudiant quelques démarches scientifiques et productions techniques, il a compris les liens étroits qui unissent l’activité humaine et les principes d’organisation des sociétés. Ce cinquième domaine relève, dès l’école élémentaire, de la contribution de différents champs disciplinaires ou disciplines : français et langues étrangères ou régionales, vivantes ou anciennes, enseignements artistiques et parcours d’éducation artistique et culturelle, histoire-géographie, enseignements scientifiques et technologiques, enseignement moral et civique…